Le besoin d’intégration

Ce message est publié le lendemain de la première représentation de Chlorophylle38 cherche un gars compatible avec technique (éclairage, micro). Mais pour tout vous dire, je l’ai programmé au début de la semaine, consciente qu’aujourd’hui, vendredi 12 octobre, je vais surtout avoir besoin d’intégration.

Je suis reconnaissante d’avoir pris conscience de ce besoin, particulièrement grâce à mon cheminement avec la Communication non violente.

 

On peut penser à la poussière qui retombe, au sable qui se dépose au fond de l’eau après le passage d’un pied. J’aime ces images parce que ça me montre l’aspect « physique » de la chose. Le besoin d’intégration n’est pas un concept mental, c’est une réalité concrète. Quand il y a beaucoup de stimulation, de stress, d’émotions, d’informations nouvelles, comme c’est le cas quand on présente au monde notre création, notre système a BESOIN d’espace, de temps pour l’intégration de tout cela. C’est comme un serpent qui digère l’animal qu’il vient d’avaler tout rond : immobile, il digère sa nourriture. Pour absorber tous les apprentissages de l’expérience créative, ça prend un espace-temps à faible teneur en stimulation.

Et après un rush d’adrénaline, il y a nécessairement un creux de vague. Le soir de mon avant-première, j’ai dormi chez une amie et nous avons jasé longtemps, pour célébrer l’accomplissement, le succès (un autre besoin ESSENTIEL!). J’ai été sur un « high » pendant deux ou trois jours, et ensuite, presque une semaine à avoir très peu d’énergie, à dormir beaucoup, à être en contact avec des zones douloureuses de ma psyché…

Je le partage parce que C’EST TELLEMENT UTILE DE LE SAVOIR ! Quand je suis en plein milieu du tunnel, où tout est étroit, sombre, glacial… je m’accroche à ce savoir que ce n’est qu’un passage, qu’une traversée pendant laquelle mon système refait ses forces. Effectivement, car j’ai émergé avec tout autant d’énergie qu’avant, et nourrie de mon expérience.

Après un accomplissement, deux ingrédients à retenir : CÉLÉBRATION et INTÉGRATION. La conscience de ces besoins me permet de mettre en place des moyens concrets pour les honorer.

Donc, à l’ordre du jour après le show d’hier soir à la coop Les Récoltes : quelques jours sans grandes obligations, de longues marches dans la nature et d’aussi longues siestes, des conversations avec les gens qui me soutiennent et savent accueillir les émotions pour ce qu’elles sont : des états transitoires, de l’énergie en mouvement qui n’a rien de dramatique.

Et après, je me mets à l’organisation d’autres représentations (je vise Québec, Sherbrooke et Sutton comme prochaines destinations)!

Et vous, après votre prochain dépassement, de quelle façon allez-vous favoriser l’intégration de votre expérience ?