Je ne suis pas un concept

On a tendance à avoir une conception figée de soi et des autres, comme si on était un concept, donc une « chose » définie et arrêtée.

Bonne nouvelle : nous sommes faits de chair et d’os, d’atomes, de molécules, de cellules et de conscience! Ça bouge, ça crée de nouveaux liens, ça se modifie au fil des expériences!

Nous sommes tous en devenir.

Élargir le concept de soi

Je peux élargir mes horizons. Je peux apprendre. Nous pouvons tous le faire. Voici une tranche de vie qui l’illustre, dans un but d’inspiration!

La genèse d’une croyance

Quand j’étais petite, ma sœur allait à l’école spécialisée en musique. Moi, je n’avais pas été retenue lors du test d’admission.

J’ai donc toujours cru que la musique, ce n’était pas pour moi. Pourtant, au fil des ans, j’ai toujours aimé chanter et j’ai composé quelques chansons (les paroles et la mélodie aussi, qui me venait en fredonnant « n’importe quoi »).

Être ouverte aux suggestions

Il y avait une chanson dans mon spectacle humoristique Chlorophylle38 cherche un gars compatible. En juin 2018, quand j’étais en résidence de création au Récif à Rivière-Trois-Pistoles, j’ai demandé à une fille qui vivait là-bas et que j’avais vu jouer de la guitare si elle serait capable de mettre des accords sur ma chanson et de m’enregistrer une trame sonore que je ferais jouer pendant le spectacle, pour m’accompagner.

— Mais pourquoi tu les jouerais pas toi-même, tes accords? m’a-t-elle répondu.

Moi? Jouer de la musique? Ça ne faisait pas partie du concept « Jacinthe Laforte ».

Essayer, apprendre, accepter d’être débutant

Mais savez-vous quoi? Un ami a trouvé les accords, je me suis procuré un ukulélé et j’ai accompagné ma chanson, sur scène, quelques semaines plus tard. Ceux qui ont vu le spectacle auront remarqué que je grattais très maladroitement mon instrument – ce qui ajoutait à l’effet comique!

Chlorophylle38 au Café Baobab à Sherbrooke
Chlorophylle38 lors d’une version exploratoire du spectacle Le cœur gros comme la Terre au Café Baobab, Sherbrooke, 19 décembre 2020

Après, j’ai pris quelques cours, j’ai apporté d’autres chansons à mon prof qui a trouvé les accords. Il m’assure qu’un jour, je pourrai le faire moi-même. J’avoue que j’ai des doutes, mais pourquoi le concept de moi-même ne pourrait pas s’élargir encore? Si j’y mets le temps et l’attention, mes facultés musicales continueront assurément de croître.

De nouveaux possibles

Alors la fille qui ne peut pas jouer de musique, elle a créé un nouveau spectacle, qui s’articule autour de plusieurs chansons originales, auto-accompagnées au ukulélé!

(Avec la pandémie, le projet est un peu en dormance. Il se repose sous la terre, il attend son printemps. À suivre! Cliquez ici pour en lire plus sur Le cœur gros comme la Terre.)

Et vous, quelle « limite » du concept de vous-même êtes-vous prête à laisser se dissoudre pour gagner en liberté créative?


Vous aimeriez libérer votre créativité, mais vous êtes bloquée? Cliquez ici!

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