40 mots! Ou les avantages de la concision

Mes formateurs québécois de Communication Non Violente, qui ont personnellement étudié avec Marshall Rosenberg, le créateur du modèle, rapportent que ce dernier recommandait de limiter ses interventions à 40 mots.

40 mots !

Les avantages de la concision sont nombreux. Par exemple, parler brièvement :
1. Demande de ralentir pour revenir à notre intention, à ce qu’on veut vraiment ;
2. Permet de vérifier à mesure ce qui se passe chez notre interlocuteur pour s’assurer que la connexion est maintenue ;
3. Permet d’éviter la justification ;
4. Favorise des conversations où il y a de l’espace pour être, grâce au silence ;
5. Favorise la « parole émergente ».
6. Permet de voir ce qui sonne faux, là où on n’est pas 100 % honnête avec soi-même (ce que notre interlocuteur va percevoir d’une façon ou d’une autre).

Être concis, c’est communiquer le zeste de ce qu’on a à dire, l’essentiel!

J’explorerai ces différents avantages de la concision au cours des prochains articles.

Cela étant dit, tout est une question de contexte. Parler plus longuement peut être une stratégie efficace pour donner de l’empathie à nos « chacals », ces parties de nous qui sont chargées d’émotion et se manifestent par des voix dans notre tête qui ont généralement de nombreux mots à exprimer. Leurs histoires sont très importantes, puisqu’elles parlent de nos besoins. Les chacals ont besoin d’empathie, ils se calment quand on entend quels besoins les font crier (voir article sur les « chacals »).

Je suis personnellement une adepte de raconter sans censure ce qui m’habite, à une oreille empathique et, surtout, consentante ! (Je reviendrai dans un autre article sur les demandes claires d’empathie). Ouf, ça me donne vraiment de l’espace, du soutien pour retrouver la paix d’esprit.

Seulement, il y a des circonstances où laisser s’exprimer nos chacals ne crée pas le genre de lien qu’on veut avec les autres et avec soi-même. Comme lorsqu’une situation est tendue avec quelqu’un, ou qu’on veut faire une proposition dans une réunion ou une demande à un collègue, un patron, un employé. C’est là que l’exercice du choix conscient des paroles qu’on exprime peut faire toute une différence et nous donner plus de chance d’obtenir ce qu’on veut vraiment.

À suivre dans le prochain article qui portera sur l’intention !

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